Budget général : la dette

Budget général : la dette

(Etude réalisée par nos camarades de l’Union SNUI-Sud Trésor-Solidaires

et publiée dans leur revue de décembre 2010)

 

L’encours de la dette en monnaie courante est une donnée connue (du moins espère-t-on qu’on connaisse à l’euro près ce que l’on doit)

Le produit intérieur brut (PIB), lui, est une donnée recalculée, supposer représenter la richesse créée par un état – en particulier parce que tous utilisent la même méthode. C’est la somme des valeurs ajoutées produites dans un pays donné, sans tenir compte de la nationalité des entreprises implantées, à laquelle s’ajoute la TVA et les droits de Douane. On distingue le PIB marchand (biens et services échangés) et le PIB non marchand (services fournis gratuitement ou quasiment, en général par les administrations).

Les économistes ont pris l’habitude de comparer  le montant de la dette u PIB (une hérésie mathématique !)

Les chiffres des dernières années sont retracés  dans le tableau suivant.

L’unité de compte, ici, est le milliard d’euros (100 milliards d’euros donnent un nombre de 12 chiffres : 100.000.000.000).

 

Au 31/12

2009

2008

2007

2006

2005

2004

2003

2002

2001

PIB (source INSEE)

1 907,1

1 950,1

1 892,0

1 792,0

1 710,0

1 648,4

1 557,2

1 520,8

1 463,7

Encours de la dette (source agence France Trésor)

1 147,9

1 016,6

920,7

876,6

877,3

832,9

511,5

717,1

653,2

Durée de vie moyenne

de la dette

6 ans et 246 jours

6 ans et 292 jours

7 ans et 51 jours

7 ans et 45 jours

6 ans et 267 jours

6 ans et 79 jours

8 ans et 47 jours

5 ans et 343 jours

6 ans et 47 jours

Dette sur PIB

0,601

0,521

0,486

0,489

0,513

0,505

0,328

0,471

0,446

 

Plusieurs enseignements peuvent être tirés de la lecture de ce tableau.

1)      Sur ces neufs années, la durée de vie moyenne de la dette varie de 6 ans et 2 mois à 7 ans et 2 mois : c’est long, certes, mais on reste sur du court terme (comparé à votre emprunt immobilier sur 20 ou 30 ans !)

2)      La gestion de la dette, comme son taux par rapport au PIB, n’a rien de conjoncturel.

3)      Enseignement principal : l’endettement n’a pas attendu la crise bancaire 2007-2008 pour exploser, contrairement à ce qu’on veut bien nous faire croire !

4)      On s’en serait douté : la dette augmente d’autant plus que les recettes fiscales diminuent, quelle qu’en soit la raison

 

L’évolution de la dette n’est cependant pas prédictible, ainsi que le montre ce second tableau (toujours en milliards d’euros)  : la tendance est haussière, mais ce n’est pas un dogme.

 

Encours au

2010

2009

2008

2007

2006

2005

2004

31/03

1 183,5

1 063,7

956,1

906,4

889,9

857,0

530,9

30/06

1 228,2

1 121,0

975,9

933,3

887,3

872,2

538,7

30/09

1 222,6

1 134,3

987,9

933,4

896,1

874,6

550,8

31/12

 

1 147,9

1 016,6

920,7

876,5

877,3

832,9

 

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